lundi 25 février 2008

"Alors on a choisi la pluie" Il y a ton sourire (Saez)


[…]




J'aimerais tant que tu penses à moi comme tu pensais à Elle.


Voir tes yeux s'illuminer quand tu prononçais son doux nom.

Percevoir la passion quand tu me racontais votre douce rencontre.

Imaginer tes sens s'activer quand tu recherchais son doux parfum.

Discerner tes frémissements à chacune de ses douces paroles.

Sentir tes souvenirs te rattraper quand tu te remémorais ses doux gestes.

Ressentir l'émotion te gagner quand tu me disais

" C'est ma raison. Je ne sais pas ce que je fais ici...

Si loin d'elle..."




Te deviner lui dire dans un doux murmure "Je t'aime"


Et


T'entendre à nouveau me répéter à quel point elle était belle...



[…]


Planetarium (Ai Otsuka)



[…] On s’envolera par le premier avion au Pays du Soleil Levant. On mangera des sushis jusqu’à en avoir mal au ventre. J’esquisserai un sourire parce que tu ne sauras toujours pas te servir des baguettes. On se soulera tout l’après-midi au saké. Et dans la soirée, on écumera les rues de Tokyo, pour prendre en chasse Matsumoto Jun et Oguri Shun… […]



**

On se rappellera la nostalgie des bancs du collège. Ceux, près des pierres en granite d’où on jasait gentiment sur la perversité de Thomas et Co ou sur le fantasme asiatique de Greg. On se souviendra alors aussi de l’ironie dont on usait pour parler des couples d'amoureux... Pourtant si beaux. A se tenir par la main. A s'embrasser ou se faire un câlin. Le doux souvenir du Voyage en Angleterre subsistant, je culpabiliserai encore de mon indélicatesse envers Auvergniot, alors que tu rirais à gorge déployée en me répétant le malin plaisir qu’aviez pris Rémi et toi, à lui dire qu’on était fait l’un pour l’autre alors que j'étais bien dans les bras de Il. Je te reprocherai ce sarcasme et on remplacera ce souvenir par le jour où Mimoun m’avait fait don de l’odeur de son postérieur en se frottant frénétiquement sur l’unique et seule feuille blanche qui me servait de support pour travailler… Te rappelleras-tu aussi la manière désopilante dont il a dit « Je vais te couper les cheveux » ? Il n’y avait que nous pour rire de ce genre de futilités. Comme la fois où j’avais les mains poisseuses de boules de fromage que tu avais fraîchement achetées à Champion. Ou ce fameux mercredi, où en cours de musculation, je m’étais faite voler ma chaussure gauche. Que d’émotions lorsqu’il avait fallu feindre une entorse à la jambe en prenant le bus…

On fera alors un saut dans le temps. Je n’aurais toujours pas rangé ma chambre. Tu seras encore en retard. On se fera à peine la bise mais on sera toujours aussi contente de se voir. Tu t’assiéras. Et tout en scrutant alentour la moindre présence de nourriture, tu me parleras de ta passion des drama. On se racontera ensuite nos tourments amoureux de post-adultes, nos histoires amoureuses grandioses et sensationnelles qui n’auront lieu seulement que dans un recoin de notre esprit. Tu feras toujours autant d’admirateurs et de jalouses. Et pourtant, tu ne le verras même pas. On sera aussi poursuivi par notre passé, et on préfèrera rester bouche bée au lieu d’affronter la réalité... Tu me consoleras en tentant de me convaincre que certains garçons sont de vrais goujats enfoirés. Je serais têtue et je m’enfoncerai un peu plus dans mon mirage.


Tu m’engraisseras alors au Churros.




Et un jour, on se fera un Chinois…

Et un jour, on ira au Japon...

Mon oxygène et moi.




**



[…] On reviendra, Sarah et moi, nos bambins dans les bras…

On reviendra, Sarah et moi, avec en mémoire, le tendre souvenir de leurs papas… […]




La liste (Rose)



[…] Je pourrai vous dire qu’il fait bien trop chaud pour une saison hivernale. Je pourrai vous dire que Céline est maman d’une magnifique Alicia depuis exactement neuf jours. Je pourrai vous dire qu’il passe sur TMC des émissions complètement déjantées, le samedi soir. Je pourrai vous dire que Nelly est une des personnes les plus adorables que je connais. Je pourrai vous dire que de mes examens médicaux, je n’aurais retenu que mon IMC.




Mais je pourrai aussi vous dire que je me drogue à la musique. Que je suis une inconditionnelle de PostSecret. Que j’apprécie l’odeur de l’encens autant que les senteurs qui émanent de mon vernis bordeaux. Que j’ai peur des choses mystiques, du vide, des gros chiens, et de mourir dans un incendie. Que je vis de plaisirs simples : me réveiller sur les musiques de Jeff Buckley, Terra Naomi ou The Fray, ou écouter avec ma 'tit Mumu le « qu’il est con du jour » sur Virgin radio. Que j’adule la sobriété tout autant que les clichés sur DeviantArt. Qu'avec les garçons, je suis gauche au possible. Que lorsque vous me coupez la parole, cela m’insupporte. Que je me dope le week-end à la mangue. Que si j'aime "Jeux d'Enfants" c'est que j'ai longtemps été exaltée par les histoires d'amour chaotiques. Que je referai ma vie avec des "Et si?". Que je trouve en mes souvenirs un refuge illusoire. Qu’il ait un esthétisme rare dans certains fruits de la mélancolie. Que Hugues a raison quand il dit que j'ai des rêves d'enfant. Que je suis sujette à des angoisses. Que j’admire la poésie, l’écriture, le dessin, la photographie, la peinture, la calligraphie et l’histoire. Que le Respect est un des sentiments les plus nobles. Que j’éprouve une profonde affection envers mes Amis.


Je pourrai enfin vous dire


Que je suis une Utopiste.


Et


que je vivrai ma vie sous le signe de


l’ivresse et de l’espoir,


Un brin de folie dans le cœur

Des rêves humanitaires plein la tête... […]



vendredi 22 février 2008

"She's waiting like an Iceberg Waiting to change" Other side of the world (KT Tunstall)



[...] La connais-tu toi, cette insatiable envie d'écrire?






On efface tout. Et on recommence.

Telle une page qui se tourne, et une autre, vierge qui ne demande qu'à être commencée.



On délivre nos maux comme on délivrerait nos rêves et nos illusions.
Sans fioriture.




Oui et puis après?




Après? Peut-être que On ne se cantonnera plus à l'impersonnel populaire mais que




On s'affirmera par un audible et pensé JE...[...]